La Bible hébraïque et chrétienne
Les Psaumes, les prophètes et le Sermon sur la montagne éclairent les notions de shalom, justice, non-violence et amour des ennemis. À lire dans des éditions annotées et sans dissimuler les textes difficiles.
Une carte de lectures crédible mais non exhaustive : des textes qui nourrissent OPAO, des travaux qui permettent de le discuter et quelques adversaires intellectuels nécessaires.
Les Psaumes, les prophètes et le Sermon sur la montagne éclairent les notions de shalom, justice, non-violence et amour des ennemis. À lire dans des éditions annotées et sans dissimuler les textes difficiles.
Pour les thèmes du salam, de la miséricorde, de la justice et de l’acceptation de la paix lorsqu’elle devient possible. La pluralité des interprétations doit rester visible.
Recueil bouddhique utile pour penser la maîtrise de la haine, l’attention et la sortie des cycles de violence.
Texte majeur sur l’action, le devoir et le combat intérieur, dont les usages pacifistes ou guerriers demandent une lecture contextualisée.
Pour l’ahimsā, la non-nuisance et l’exigence radicale de responsabilité envers les êtres vivants.
Pour la critique de la domination, la souplesse, le non-agir et l’attention aux équilibres.
Pour le gouvernement par l’exemplarité, la responsabilité relationnelle et la recherche d’une harmonie qui ne se réduit pas à l’obéissance.
Ils ne constituent pas un corpus unique. Leur présence dans OPAO invite à écouter les détenteurs légitimes, les langues et les contextes plutôt qu’à fabriquer une spiritualité océanienne générale.
Une critique radicale de la violence d’État et de la domestication politique du christianisme.
Pour la non-coopération, la vérité comme discipline et la critique d’une modernité réduite à la puissance.
Pour la relation qui reconnaît l’autre comme présence et non comme objet à administrer.
Pour les besoins de l’âme, l’attention et la critique des appartenances devenues idolâtres.
Pour le refus de la sacralisation du pouvoir et l’écart entre le message spirituel et son institutionnalisation.
Pour une révolte qui cherche sa limite et refuse de justifier le meurtre au nom de l’avenir.
Pour l’humour, le déplacement du regard et la critique des maîtres qui transforment une voie intérieure en pouvoir.
Pour distinguer mémoire, histoire, reconnaissance et usages politiques du passé.
Pour différencier pouvoir, autorité et violence et comprendre comment la violence révèle souvent une perte de pouvoir partagé.
Un texte à lire comme l’adversaire intellectuel principal du Volume II, sans le réduire à une caricature.
Pour analyser la fabrication des blocs culturels et les rapports de pouvoir dissimulés dans la représentation de l’autre.
Pour rappeler que toute personne porte plusieurs appartenances et ne peut être enfermée dans une identité unique.
Pour penser la manière dont la peur de l’autre peut conduire une société à trahir ses propres principes.
Pour la distinction entre paix négative, paix positive et violences structurelles.
Pour comprendre la défiance comme une dimension démocratique qui doit être organisée plutôt que méprisée.
Pour les institutions locales capables de gérer des ressources communes sans choisir automatiquement entre privatisation et centralisation.
Pour les outils maîtrisables par les communautés, la critique des systèmes qui dépossèdent les personnes de leurs capacités et l’intuition low-tech.
Un témoignage situé et daté sur la déportation, la Commune et la rencontre avec le peuple kanak ; précieux, mais à lire avec ses limites d’époque.
Source essentielle pour la notion de personne-lien, qui doit aujourd’hui être relue à la lumière des critiques de l’anthropologie coloniale.
Une entrée majeure dans sa pensée de la culture, de la dignité, du devenir et du dialogue politique.
Pour suivre la cohérence et les déplacements de la pensée politique de Tjibaou.
Une biographie qui replace la parole de Tjibaou dans un horizon océanien et international.
Pour les fractures de la société calédonienne, la mémoire du bagne et ce que le pays peine à formuler sur sa propre histoire.
Pour comprendre les expériences politiques kanak dans leur épaisseur locale et leurs tensions internes.
Pour observer concrètement la formation du pouvoir municipal et des rapports coloniaux.
Pour la relation entre norme autochtone, coutume et droit, et les difficultés de leur traduction institutionnelle.
Pour les débats juridiques et politiques autour de la citoyenneté et de l’avenir commun.
Un ensemble de regards contemporains sur la situation décoloniale, à confronter à d’autres sensibilités politiques.
Pour une lecture du processus de décolonisation et de ses acteurs depuis l’intérieur de l’appareil d’État.
Une porte d’entrée large vers les travaux historiques, juridiques, anthropologiques et politiques disponibles.
Pour articuler les besoins sociaux et les limites écologiques sans réduire l’économie à la croissance du produit intérieur brut.
Pour penser une prospérité moins dépendante de l’expansion matérielle permanente.
Pour une lecture du droit et des institutions inspirée des systèmes vivants et des communs.
Une inspiration pratique pour les dynamiques de régénération ; ses méthodes doivent toutefois être évaluées localement et ne pas devenir une formule magique.
Pour les ontologies relationnelles, le plurivers et la critique des modèles de développement imposés.
Pour la capacité des territoires à expérimenter localement une réduction de leurs dépendances.
Pour la redécouverte du tirage au sort, à discuter avec les garanties de représentativité, d’information et de responsabilité.
Pour les méthodes d’assemblées citoyennes, leurs conditions de qualité et leurs limites institutionnelles.
Un cas concret pour étudier à la fois la puissance de la délibération et la fragilité du droit de suite lorsque les autorités reprennent la main.
Le coffret rapproche des traditions et des disciplines qui ne parlent pas le même langage. Il serait trompeur de faire croire qu’elles convergent toutes vers une doctrine unique. Leur intérêt réside précisément dans les tensions qu’elles ouvrent : entre universel et histoire, autonomie et institution, réparation et avenir, autonomie territoriale et interdépendance.